Novembre, le mois des morts!

Par Nathalie Carrier

Ce matin, en sirotant mon deuxième café (breuvage indispensable actuellement dans ma vie!), je me suis questionnée à savoir si j’avais réellement l’énergie d’écrire. J’allais ajourner le projet, quand j’ai réalisé que je ne suis assurément pas la seule avec des enjeux d’énergie, de surcharge et de gestion du temps dans son travail. Effectivement, encore hier, pendant une entrevue avec une jeune gestionnaire dynamique en questionnement sur sa carrière, nous avons discuté de la surcharge actuelle au travail, de l’ère VUCA* dans laquelle nous naviguons, de nos équipes de hamsters au cerveau, de nos « to do list », de la difficulté avec le changement d’heure, de la grisaille, de notre baisse d’énergie en ce mois des morts! Bref, ça m’a fouetté et je me suis dit : « voilà un sujet tout à fait d’actualité, autant écrire là-dessus »!


L’énergie.


Nous, les humains, sommes des batteries rechargeables, mais encore faut-il prendre le temps de nous recharger! Et, les moyens pour le faire sont tout aussi variés tant pour les uns que pour les autres. Par contre, attention! Utilisons-nous les moyens qui sont réellement adaptés à notre type? Sommes-nous trop influencés par les modes, les tendances ou encore pire, aspirés par les médias sociaux et ce qui est prôné comme salutaire pour nous énergiser? Je me rappelle d’ailleurs avoir tenté le yoga durant une période plus difficile de ma vie parce que « tout le monde en fait » et que ça semble si bon et approprié… Quel ne fut pas le choc pour moi lors de ma première séance! Rien d’agréable en fait, j’avais juste plus de temps pour réfléchir, et ce, dans des positions inconfortables et immobiles! Ce ne fut définitivement pas un succès pour moi. J’aime mieux bouger, randonner, nager, naviguer, être en action pour me recharger! À quoi me sert-il alors de tenter de pratiquer le yoga si ce n’est pas fait pour moi? Trouvons nos propres sources d’énergie, le bon moyen pour nous et ensuite, hop! Passons à l’action! Planifions-nous du temps à l’agenda sur une base régulière pour s’énergiser! Comme lorsqu’on recharge notre batterie de téléphone intelligent tous les soirs. C’est simple non? (Détectez-vous le ton ironique de ma dernière phrase ici?)

*L'acronyme anglais VUCA – volatility, uncertainty (incertitude), complexity and ambiguity – est très utilisé pour décrire les environnements difficiles dans lesquels évoluent les organisations aujourd'hui

crédits:depositphotos.com

Le temps!


Le deuxième sujet de l’automne qui est sur toutes les lèvres, c’est le temps! En fait, ce n’est pas si simple de se fixer des moments pour soi et pour s’énergiser en raison du rythme effréné de nos emplois. Je ne sais pas pour vous, mais quand on fait la liste de nos priorités, quand on pense aux incessantes demandes des clients, aux impondérables administratifs du quotidien au travail, à la technologie et à nos multiples sonneries de rappel sur notre magnifique « prolongement de main » (iPhone, Android ou autre bidule électronique), aux réunions hebdomadaires, aux lectures et/ou moments de développement nécessaires pour rester dans la course, à nos enfants et à leurs agendas de premier ministre, à l’importance de composter/recycler/bien manger, au trafic, aux déplacements et aux chantiers de construction de nos villes, à nos hamsters qui nous harcèlent avec l’importance de combiner tout ça, ouf! Le temps devient une denrée rare… Le moment pour s’énergiser dans mon agenda se fait alors rapidement pousser vers une autre journée, semaine, ou mois, faute de temps!!! J’ai beau être douée en organisation et planification et user de mes talents pour gérer mon calendrier Outlook, je repousse constamment les moments pour m’énergiser. Et vous?


Les solutions?


Cinq solutions s’imposent alors :

  • Développer sa résilience et son agilité : La résilience, cette capacité de rebondir suite à un événement difficile, est un outil qui se développe tout comme la compétence de l’agilité. Du coaching, des lectures et des groupes de discussion peuvent vous permettre de développer le tout. Ne pas prendre le même chemin tous les matins aussi, ne pas toujours manger la même chose ou encore tenter une approche différente au travail peut vous permettre de développer cette compétence.


  • Aller chercher du soutien et nous commettre auprès de nos pairs : Miser sur les relations positives, personnelles et sociales devient une autre option non négligeable! Dans notre monde individuel actuel, je crois que la solution est le soutien et la collaboration. Un peu de lecture historique démontre que dans tous les événements traumatiques et marquants de l’humanité, c’est par l’entraide que nous avons réussi à nous en sortir. Alors, osez demander de l’aide et vous commettre pour trouver le moment de vous énergiser.


  • Innover et voir autrement : Innover et voir autrement est aussi une nécessité! Je suis tombée dernièrement sur un club de course près de chez moi qui organise des cours parents/enfants! Quelle bonne idée! Pendant que je vais m’entraîner (donc, m’énergiser), je peux intégrer le sport de mes enfants. Génial!


  • Vivre le moment présent : Vivre le moment présent est pour moi le plus nébuleux des moyens, mais je sais pertinemment que c’est essentiel, tout comme la capacité d’apprécier! J’ai donc banni toutes les sonneries possibles de ma vie et ma montre reste le plus souvent possible au placard. Je tente aussi (sur le chemin du retour à la maison) de trouver chaque jour une activité ou un moment positif de ma journée pour m’ancrer.


  • Accepter d’être imparfait : Voici mon petit moyen favori! Nous ne portons personne de cape de super héros et nous allons tous arriver à Noël en même temps! Du moins, c’est ce que nos anciens disent depuis la nuit des temps! La cerise sur le sundae concernant l’imperfection est pour moi, la découverte de mon DIP (discours interne personnel ou positif). Ce fut une révélation! Ceux qui me côtoient de près savent que je me laisse ou m’écris parfois des messages pour être positive et bienveillante avec moi-même, question de renverser la vapeur de mon discours interne trop autocritique. Dieu merci, depuis que nous n’avons plus de téléphone fixe à la maison, je suis la seule à écouter mes propres messages à moi-même! C’est moins gênant, moins intimidant, plus personnel!


Bon. Vous me direz : « Tout ça, ce n’est vraiment pas nouveau! » Vous avez bien raison! Le vrai défi ou enjeu est de se discipliner pour mettre le tout en pratique, réellement et de façon durable! Ceci étant dit, suite à ce fameux mois de novembre gris et dans cette période effrénée d’avant les Fêtes, je vous invite à être bon pour vous et avec vous! N’oubliez jamais que nous sommes nos propres outils de travail et que personne d’autre que nous n’est aussi bien placé pour savoir quels sont nos besoins pour s’énergiser et être heureux dans notre carrière. Bref, je vous souhaite du temps et de l’énergie pour 2019, chers lecteurs!


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