Être ou ne pas être gestionnaire? Voilà la question!

Par Catherine Rousseau

On croit souvent à tort que l’apothéose d’une carrière est d’être gestionnaire. En fait, devenir gestionnaire ne fait pas d’emblée partie d’une progression professionnelle. Évidemment, la voix qui est la plus souvent empruntée est celle de l’expert-professionnel qui souhaite, après plusieurs années d’expérience, obtenir encore plus d’avancement et devient donc gestionnaire. Mais,il ne s’agit pas d’un passage obligé. On peut évoluer comme professionnel sans nécessairement arriver à occuper un poste de gestion. Mais, quels sont les éléments qui peuvent nous guider dans notre réflexion professionnelle?

 

1.    Je suis une personne naturellement« relationnelle »

Aimer entrer en relation avec les gens et démontrer une intelligence émotionnelle remarquable est impératif. Il faut apprécier les contacts humains et promouvoir le pouvoir de la force d’une équipe de travail. Un leadership naturellement positif,engageant et perspicace, pour déceler et mettre en valeur les forces des personnes.

 

2.    Je suis une personne bienveillante

Aller au-devant et se soucier du bien-être des gens est une priorité. On doit le faire spontanément,parce que c’est important et qu’on y croit. Et non dans le but d’être aimé ou apprécié. On peut être bienveillant dans l’objectif de faire la différence auprès de personnes pour créer engagement et performance, mais il faut agir en toute cohérence avec vos valeurs, et celles de l’organisation bien sûr. Être bienveillant, tout en faisant preuve de courage managérial, c’est possible.

crédits: depositphotos.com

 3.    J’ai le goût de partager

Vouloir donner au suivant. Contribuer au développement des gens, à faire grandir. Faire ressortir le meilleur de chacun en toute cohérence avec les besoins individuels. Avoir le goût de se dépasser ainsi, en contribuant au dépassement d’autrui. Coacher, partager, suggérer et encadrer, pour que les choses soient bien faites, mais pas nécessairement comme vous vous le faites.

 

Évidemment, certains vous diront que l’on doit aussi être à l’aise de naviguer dans les zones grises, être prêt à travailler de très longues heures, en réunions notamment, gérer beaucoup d’imprévus et prendre des décisions qui ne font pas l’unanimité. Et j’en passe…

 

Le rôle de gestionnaire est complètement différent de celui d’expert ou de professionnel. En fait, il devrait exercer son rôle de gestion environ 80 % du temps et travailler directement dans les dossiers au maximum 20 % du temps. D’où l’importance d’être pleinement confortable dans ce rôle.

 

Mais on devient gestionnaire parce qu’on a le goût de contribuer différemment. Puis qu’au bout du compte, ce qui a vraiment de la valeur, c’est comment vous arrivez à offrir le meilleur de vous-même, à être sur votre X (ou dans votre flow).Puisque c’est ainsi que vous serez un grand leader, en révélant le meilleur de vous.

Bonne expérience employé!

À proposMentions Légales