Qui est ce nouveau leader?

Par Catherine Rousseau

Nous sommes à la croisée des chemins. Une bonne proportion des leaders en entreprise sont d’excellents professionnels qui on tété promus comme gestionnaires. Ils étaient excellents dans leur travail, alors une promotion était tout indiquée! De plus, étant des champions dans leur domaine, ils sont certainement en mesure d’en faire un peu plus, et de surcroît, d'inspirer l’équipe à faire comme eux! Mais, une fois en piste, ça ne se passe pas complètement comme nous l’avions espéré. Ou du moins, ils n’arrivent plus à performer comme ils le faisaient. Et difficile de dire à un champion qu’il ne fait plus un travail aussi excellent qu’il le faisait…

En fait, à l’octroi de ces promotions, nous n’avons pas pris le temps de valider la maîtrise des compétences liées au rôle de gestionnaire. Et de plus, le rôle du gestionnaire a largement évolué.  Il est donc bien possible que certaines personnes ne se sentent plus à la hauteur dans ce « nouveau » rôle.

 

Mais qui est donc ce nouveau Leader?

Il y a quelques années, en plus des compétences dites de gestion, les gestionnaires devaient aussi être experts dans leur domaine.Donc, en plus de travailler sur le terrain, ils devaient jouer leur rôle de« patron ».

Aujourd'hui, le rôle du gestionnaire prend un tout autre sens. En fait, pour répondre aux attentes de la main-d’œuvre, ce dernier occupe un rôle beaucoup plus relationnel.

On passe alors d’un gestionnaire EXPERT à un gestionnaire RELATIONNEL.

Les gens recherchent aujourd’hui un gestionnaire qui leur permettra de se développer et qui tiendra compte de leurs besoins spécifiques. L’objectif est d’atteindre nos aspirations personnelles et professionnelles. Or, le milieu dans lequel l’employé évolue est un facteur prédominant à l’atteinte de cet objectif. Ainsi, le gestionnaire doit alors chausser ses patins et jouer un rôle de coach.

Oui, oui, prenons l’analogie du coach de hockey.Est-ce qu’un excellent coach de hockey est nécessairement un excellent joueur de hockey? Force est de constater que non. Il en va de même pour le gestionnaire!

Un excellent gestionnaire sera à l’écoute, bienveillant,contribuera au bien-être global de l’employé, bref, il favorisera une expérience employé distinctive.

Selon Robert Waldinger, psychiatre de l’université Harvard et 4e directeur d’une étude longitudinale portant sur la santé et le bonheur chez l’être humain qui a duré 75 ans, c’est la qualité des relations sociales qui nous rendrait heureux et pourrait même contribuer à nous garder en bonne santé. Il a été démontré que les individus heureux sont 55 % plus créatifs et 31 % plus productifs.

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Alors, voici quelques avantages à être un gestionnaire bienveillant et près des gens :

· Il est vrai et authentique et prêche par l’exemple. Ainsi, ses babines suivent ses bottines!

· Il génère du bonheur. Donc, il rend heureux, en santé, plus créatif et plus productif.

· Il laisse place à l’apprentissage, au développement et à l’amélioration continue. De ce fait, il engendre un environnement psychologiquement sécuritaire pour les employés.

· Il met son égo de côté au profit des autres. Chacun des membres de l’équipe est important, et c’est ce qu’il priorise.

· Il favorise la fidélisation des employés! Qui n’aimerait pas un tel gestionnaire!

 

Alors, pour être gestionnaire aujourd’hui, il faut avoir le goût de connaître et d’aider l’humain à exploiter son plein potentiel.Il faut avoir le goût d’accompagner les personnes pour qu’elles expriment leurs forces pour engendrer une performance accrue et ainsi contribuer activement à l’atteinte des objectifs des personnes, et de l’organisation!

 

Bonne expérience employé!

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