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IA générative : entre dilemme éthique et opportunités pour les entreprises

Smriti Arya GetApp
Smriti Arya 31 octobre 2023

Si l’intelligence artificielle (IA) générative fait énormément parler d’elle dernièrement, comment en tirent parti les entreprises? Comment réglementent-elles son utilisation? Cette dernière offre un potentiel considérable afin d’accroître les revenus, diminuer les dépenses et rehausser la productivité des petites et moyennes entreprises québécoises. À ce titre, il est crucial d’en faire un usage éthique et durable à tous les niveaux de l’entreprise, et d’établir une relation de confiance avec les employés avant toute utilisation.

GetApp Canada a interrogé 103 employés québécois utilisant l’IA générative au travail au moins plusieurs fois par mois afin de connaître leurs avis et meilleures pratiques. De ce coup de sonde a été créé un rapport qui dévoile les quatre façons de limiter les risques pour les PME canadiennes.

Capture d’écran, le 2024 04 30 à 22.03.12

En plus des préoccupations éthiques mentionnées dans l’image ci-dessus, nombreux sont les risques qu’encourent les entreprises qui utilisent cette technologie. Selon le coup de sonde, la cybersécurité (citée par 47 % des répondants), la protection de la vie privée (35 %), le manque d’explications (30 %) et les risques juridiques et de conformité (27 %) sont les dangers les plus importants. Pour contrer ceux-ci et identifier les résultats biaisés ou les fausses informations, il est essentiel d’effectuer des examens manuels et rigoureux. La technologie joue un rôle essentiel : des logiciels de cybersécurité, de gestion de règlements, de conformité ou encore de formation à la sensibilisation à la sécurité sont des alliés de taille dans l’élaboration de la stratégie autour de l’IA générative. Ces mesures protègent les données, garantissent la transparence, la conformité réglementaire et forment les employés.

 

Idéalement, les travailleurs devraient obtenir l’autorisation de leurs employeurs lorsqu’ils se servent d’outils d’IA générative : c’est le cas pour 81 % des employés canadiens, qui informent leurs entreprises de leur utilisation de cette technologie au travail. Cela signifie que près d’un Canadien sur cinq (19 %) ne le fait pas. Des consignes claires d’utilisation doivent être communiquées afin d’en faire le meilleur usage possible, dans le respect de la cybersécurité et des droits d’auteur. À ce sujet :

  • Les entreprises de 48 % des sondés avaient mis en place une réglementation et des directives
  • Les réglementations et les directives était en cours d’élaboration pour les employeurs de 36 % des répondants
  • 14 % des entreprises ne semblaient pas avoir de telles ambitions et ne disposaient d’aucune consigne.

 

Comme l’intelligence artificielle générative se construit à travers des sources multiples de véracité aléatoire, les entreprises doivent s’assurer que les informations et contenus qui en découlent sont corrects. Les individus qui utilisent ouvertement l’IA générative au travail interraogés par GetApp déclarent procéder à différentes vérifications. En premier lieu, 38 % expliquent que leur entreprise recueille les commentaires des employés via des enquêtes. Près d’un tiers (31 %) d’entre eux disent comparer les résultats humains aux résultats de l'IA. Un quart (25 %) assurent qu'une équipe spécialisée évalue les résultats, et une proportion similaire (24 %) dispose d'indicateurs clés de performance (ICP) pour contrôler les résultats de l'IA générative.

 

Cependant, certains professionnels ne présentent pas autant de rigueur. En effet, 22 % des employés sondés précisent que leur entreprise ne contrôle pas ces résultats pour l'instant, mais pensent qu'elle devrait commencer à le faire. Seules 4 % des personnes interrogées déclarent ne pas contrôler les résultats et ne pas juger nécessaire de le faire.

 

Parmi les employeurs disposant de règles d’usage, une majorité (54 %) a mis en place des directives dans le respect des réglementations et des lois et 51 % disposent de procédures approuvées. 39 % des entreprises forment leurs employés sur les bonnes pratiques, le respect de la vie privée et les questions d’éthiques. La même proportion (39 %) des employés a besoin de l’approbation de leur supérieur pour utiliser un outil d’IA générative. Pour 18 % des employés, une liste de logiciels autorisés a été communiquée. Enfin, 13 % des travailleurs doivent lire et signer un document relatif à la politique de l'entreprise avant d'utiliser des logiciels de l'IA générative.

 

Étant donné l’éventail de tâches réalisables grâce à l’IA générative (rédaction d’articles, générations de codes de programmation, création de modèles commerciaux en quelques secondes), beaucoup se demandent quel serait l’impact de cette technologie sur l’emploi. Les sondés semblent assez partagés à ce sujet, comme le montre le graphique à barres suivant :

Capture d’écran, le 2024 04 30 à 22.04.37

L’intérêt pour cette technologie est presque unanime : 91 % des québécois interrogés disent que leur employeur accorde une certaine ou une grande importance à la mise en œuvre de l’IA générative. Les organisations ne devraient pas hésiter à explorer et à exploiter l'IA générative et devraient accorder la priorité à des activités telles que des tests internes continus, la sélection prudente d'outils fiables, l'évaluation des niveaux de supervision nécessaires et l'établissement de politiques d'utilisation complètes qui abordent la gestion de données sensibles.

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