Bien gérer les conversations difficiles: 6 comportements à adopter ou à éviter

Par Paul Wolfe

Nous devons tous, à un moment ou à un autre, prendre part à des discussions difficiles. C’est pourquoi dans un milieu de travail, il est important de pouvoir aborder des sujets sensibles avec tact et respect. C’est en instaurant une culture axée sur la confiance et l’ouverture et en favorisant la communication ouverte que vous pourrez réussir à traiter des sujets délicats et favoriser le succès de votre équipe.

 

Plus facile à dire qu’à faire, répondrez-vous avec raison. Selon mon expérience, le fait de communiquer fréquemment avec mon équipe de façon ouverte permet de gagner la confiance de mes proches collaborateurs. Un environnement où règne la confiance est un facteur majeur pour favoriser un dialogue productif.

 

Voici quelques comportements à adopter ou à éviter qui vous permettront non seulement de mener ces discussions difficiles, mais aussi de les rendre productives :

 

À faire – Créer un environnement où les employés se sentent psychologiquement en sécurité – 

La sécurité psychologique implique une atmosphère où les membres de l’équipe et les dirigeants peuvent demander de l’aide et exprimer leurs préoccupations sans crainte de représailles.Considérez les erreurs comme des occasions d’apprendre plutôt que comme un échec. Non seulement est-ce plus facile pour le moral, mais les recherches démontrent que cette philosophie mène à un meilleur rendement au travail parce qu’elle encourage la curiosité, la confiance et la motivation.

 

À ne pas faire – Éviter les conversations qui pourraient potentiellement être difficiles – 

Abordez les problèmes de façon franche et avec empathie. La communication efficace est un exercice de réciprocité. Les études révèlent que tant les gestionnaires que les employés peuvent s’améliorer à ce chapitre. Faites des efforts pour mieux comprendre la perspective, les préoccupations et les limitations des autres membres de votre équipe.

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À faire – Susciter l’ouverture, la sérénité et la confiance – 

D'après mon expérience, la politique de la porte ouverte fait que mon équipe me perçoit comme quelqu'un d’accessible et de réceptif. Favorisez des discussions et des séances de questions-réponses improvisées pendant des réunions d’équipe ou dans des groupes de clavardage. Tenez-vous-en aux faits et donnez l’exemple. Racontez des anecdotes sur les défis professionnels que vous avez surmontés, gardez une attitude d’ouverture et de confiance, et définissez bien les attentes.

 

À ne pas faire – Interpréter ce qui se dit comme une insulte ou tourner les situations en affaires personnelles– 

Évitez les comportements négatifs comme le commérage ou le favoritisme.

 

À faire – Communiquer régulièrement –Faites de la place dans votre horaire pour des conversations régulières, par des réunions d’équipe, des rencontres hebdomadaires en face à face, ou alors des clavardages internes ou des mises à jour par courriel. Les équipes dotées de solides systèmes de communication sont mieux placées que les autres pour faire face aux sujets difficiles quand ils se présentent.

 

À ne pas faire – Essayer de tout régler dans une seule conversation. N’abordez que les sujets que vous avez le temps de traiter pleinement; il peut être utile de préparer une feuille de route ou une liste de questions et de problèmes.

 

Les conversations difficiles n’ont pas à être intimidantes. Le fait de créer un environnement où règnent la sécurité psychologique et la communication ouverte est un processus continu qui exige de l’empathie, des efforts et du dévouement. En suscitant activement une culture de confiance et en se concentrant sur ce qui compte vraiment, les gestionnaires aident leurs équipes à avoir des discussions franches sur des sujets sensibles et mettent ainsi chaque employé sur la voie du succès.

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