Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point

Par Catherine Rousseau

J’adore cette citation du philosophe Blaise Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. », voici pourquoi.

Comme gestionnaire, nous avons tous des décisions plus difficiles à prendre. Et lorsque ces décisions impactent l’humain, nous devons parfois faire preuve d’un très grand courage managérial. Mais avant de passer à l’action, quel est votre processus de réflexion et de décision? Priorisez-vous votre tête, votre raison? Ou votre cœur, votre intuition?

Pour ma part, j’ai appris à la dure. Jeune gestionnaire, je souhaitais faire mes preuves et démontrer que j’étais en plein contrôle. Ayant alors peu d’expérience, la voix du cœur ne me parlait pas très fort et les faits avaient raison de mes processus de réflexion. Au fil du temps, mes expériences me faisaient souvent sentir déçue. Je me disais souvent « pourtant je le savais! J’aurais dû m’écouter. » 

Maintenant, je sais. Je prends toujours soin de me questionner. De prendre du recul. De « monter au balcon », comme me disait mon mentor de l’époque. Et ma réflexion est alors inspirée de mon vécu, de mon jugement, de mes émotions et de mon cœur. Oui, de tout ça. Et la trame de fond qui guide mes réflexions les plus difficiles est le sens. Qu’est-ce qui a du sens pour moi?

Lorsque vos décisions sont alignées avec qui vous êtes, vous serez toujours en mesure de bien les présenter. Et pour y arriver, vous devez d’abord très bien vous connaître, comme personne et comme gestionnaire. Quelles sont vos valeurs fondamentales? Celles qui vous guident. Celles qui vous font sentir bien. Connaissez-vous et soyez gardien de cet alignement avec vos valeurs. Elles vous préserveront en plus de guider votre réflexion.

Pour certaines personnes plus rationnelles, ce processus peut être plus ardu. Il faut alors se positionner dans des conditions pour accéder à son cœur. Visualiser et se transporter. Pour ma part, mon truc est simple. En fait, il fonctionne très bien pour moi, à vous de voir si vous aussi vous pourrez en tirer profit. 


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En fait, je me transpose dans ma décision. Je me mets dans la posture mentale des choix qui s’offrent à moi. Je fais comme si. Comme si la décision était celle-ci, ou celle-là, et je m’écoute. Je me demande comment je me sens si je prends cette décision. Quels sont mes inconforts, mes soulagements et mes zones de confort. Je me demande si avec cette décision il y a des besoins que j’ai qui ne seraient pas comblés [ici, je fais référence à la communication consciente, la CNV]. Et avec cet exercice, je suis en mesure de ressentir physiquement, dans quelle situation je suis la plus confortable. Voilà comment j’accède à la voix de mon cœur.

Je sais que le processus de réflexion ne peut dissocier le cœur et la raison. Les deux doivent être mis à profit. La raison seule ne mène pas très loin. Et le cœur seul peut nous tromper. Mais ma recette dose un peu plus mon cœur. C’est ce que mes expériences m’ont appris. Mon esprit raisonne, mais mon cœur sait.

Comme dans l’histoire du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry : « on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. ».

Bonne expérience employé!


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