L’ADN au banc des accusés
La police de Melbourne a annulé ses accusations contre un homme suspecté de deux meurtres, après avoir admis que la preuve basée sur l’ADN était erronée.
Plus de 7 000 cas vont désormais être réexaminés en Australie, soit l’ensemble des enquêtes conclues en utilisant l’identification par l’ADN.
Russell John Gesah avait été accusé d’un double meurtre et de viol en 1984. Plusieurs années après, il fut condamné, son ADN ayant été mis en relation avec celui recueilli sur les lieux du crime.
Mais le laboratoire chargé des analyses n’aurait pas pris les précautions nécessaires pour éviter que les éléments de preuve et l’ADN de M.Gesah soient séparés.
Aussi, une contamination des preuves par l’ADN du suspect aurait eu lieu dans le laboratoire lui-même.
Un juriste australien spécialisé dans les dossiers criminels,Robert Richter, a mis en garde le public contre les séries télévisées telles que CSI. Pour lui, ces feuilletons donnent l’impression que l’identification par ADN est infaillible.
Robert Richter a expliqué que l’ADN est un outil très utile, mais qu’il n’existe pas de méthode sûre à 100%. L’ADN est très mobile, a-t-il rappelé, expliquant qu’il faut laisser la place au doute.
La police a présenté ses excuses à Russell John Gesah et à la famille des victimes. Les enquêteurs ont promis d’améliorer leurs procédures. Plus de 500 cas ont déjà été réexaminés, sans remise en cause des résultats.
D’après The Register
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